Octobre Rose et dépistage du cancer du sein

Octobre Rose : tout savoir sur le dépistage du cancer du sein

Octobre Rose revient chaque année pour nous rappeler une chose essentielle : prendre soin de sa santé ne se résume pas à un rendez-vous tous les deux ans.

Le dépistage du cancer du sein concerne particulièrement les femmes de 50 à 74 ans, mais la prévention et le suivi commencent bien avant. Connaître les bons réflexes, savoir quand consulter et comprendre le rôle du dépistage permet de mieux prendre soin de sa santé, quel que soit son âge.

Avant même de parler de dépistage, parlons prévention

Certains facteurs de risque du cancer du sein sont liés à l’âge ou à des prédispositions sur lesquelles nous n’avons pas de prise. D’autres sont liés à nos habitudes de vie.

Bouger régulièrement, avoir une alimentation variée et équilibrée, limiter sa consommation d’alcool, éviter le tabac et maintenir un poids adapté sont autant de comportements qui peuvent contribuer à réduire le risque de développer certains cancers, dont le cancer du sein.

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La prévention ne garantit pas de ne jamais être malade : elle permet simplement de mettre toutes les chances de son côté.

25, 40 ou 60 ans : le suivi ne se ressemble pas

Il n’y a pas un seul parcours valable pour toutes les femmes. L’âge, les antécédents personnels ou familiaux et certains facteurs de risque peuvent modifier les modalités de surveillance.

Dès 25 ans

Un examen clinique des seins (observation et palpation) est recommandé au moins une fois par an par un professionnel de santé.

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Entre 50 et 74 ans

Mammographie tous les 2 ans dans le cadre du dépistage organisé

Après 74 ans

Suivi individualisé selon la situation de chaque femme

L’objectif n’est pas de s’inquiéter au moindre changement, mais plutôt de ne pas banaliser une modification inhabituelle.

Une boule dans un sein ou une aisselle, une modification récente de la forme du sein, une rétraction du mamelon, une rougeur ou un aspect inhabituel de la peau, un écoulement anormal ou encore une douleur localisée persistante sont des raisons de demander un avis médical.

Un de ces signes ne signifie pas nécessairement qu’il s’agit d’un cancer. Seul un professionnel de santé peut en rechercher la cause et déterminer si des examens complémentaires sont nécessaires.

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Alors, pourquoi parle-t-on particulièrement de 50 ans ?

80 % des cancers du sein apparaissent après 50 ans Octobre rose cancer sein

Parce que près de 80 % des cancers du sein apparaissent après 50 ans.

C’est notamment pour cette raison qu’un programme national de dépistage a été mis en place pour les femmes de 50 à 74 ans.

Entre 50 et 74 ans, si vous ne présentez ni symptôme ni facteur de risque particulier autre que l’âge, vous êtes invitée tous les deux ans à réaliser une mammographie dans le cadre du dépistage organisé.

Le principe est simple : chercher une éventuelle anomalie avant même qu’elle ne provoque de symptômes.

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Une mammographie, concrètement, ça se passe comment ?

Femme réalisant une mammographie dans le cadre du dépistage du cancer du sein

Le dépistage organisé repose sur une mammographie, accompagnée d’un examen clinique des seins.

La mammographie est réalisée chez un radiologue agréé. Dans le cadre du programme national, elle est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans avance de frais.

Et il existe une sécurité supplémentaire : lorsque la première lecture ne montre pas d’anomalie, les clichés sont systématiquement relus par un deuxième radiologue. Cette double lecture permet de détecter certains cancers qui n’avaient pas été repérés lors de la première lecture.

Une anomalie détectée lors d’une mammographie ne signifie par ailleurs pas automatiquement qu’il s’agit d’un cancer. Des examens complémentaires peuvent être proposés pour préciser le résultat.

Et si j’ai moins de 50 ans ?

C’est là qu’il est important de faire la différence entre dépistage organisé et suivi médical.
Avant 50 ans, une femme sans symptôme ni facteur de risque particulier n’est pas concernée par le programme national de dépistage organisé. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire jusqu’à 50 ans.
Le suivi annuel avec un professionnel de santé reste important, et tout changement inhabituel mérite d’être signalé, quel que soit l’âge.
En présence d’antécédents personnels ou familiaux ou d’un risque élevé ou très élevé, le suivi peut également commencer plus tôt et faire appel à d’autres examens. Il est alors adapté individuellement avec un professionnel de santé.

Voir les différents niveaux de risque et les modalités de suivi →

Et après 74 ans ?

Là encore, 74 ans ne signifie pas que la surveillance s’arrête.

 

Après cet âge, il n’y a plus de programme national de dépistage organisé, mais le suivi reste individualisé selon la situation de chaque femme, en concertation avec son médecin, sa sage-femme ou son gynécologue.

Octobre Rose : et si c’était simplement le bon moment pour faire le point ?

Pas besoin d’attendre octobre pour prendre soin de sa santé.

Mais cette période peut être l’occasion de se poser quelques questions simples :

La prévention, ce n’est pas vivre dans la peur de la maladie.

C’est connaître les bons réflexes et savoir quand agir.

Alors, en ce mois d’Octobre Rose, prenons quelques minutes pour nous informer, en parler autour de nous et, si nécessaire, prendre rendez-vous avec un professionnel de santé.

Ai-je un suivi médical régulier ?

Est-ce que je connais mes antécédents familiaux ?

Est-ce que j’ai remarqué récemment un changement inhabituel ?

Si j’ai entre 50 et 74 ans, ai-je réalisé mon dépistage ?

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